C’était jour de fête le 29 avril chez environ 400 membres du RQRA (Regroupement Québécois des Résidences pour Aînés). Le public était convié à une septième édition de portes-ouvertes. Une invitation à venir constater qu’au-delà des mythes, la vie en résidence est à mille lieues d’être morne!

J’ai profité de l’événement pour aller me plonger dans cet univers l’espace de quelques heures. L’occasion était parfaite pour découvrir ce monde souvent malmené par les croyances populaires. Comme j’avais un horaire serré, j’ai jeté mon dévolu sur la résidence la plus près de chez moi : Le VÜ à Sherbrooke.

C’est sous une pluie battante que je suis arrivée devant Le VÜ en même temps qu’une dizaine de personnes. À l’intérieur il y avait déjà pas mal de monde. Plusieurs visitaient avec un parent plus âgé, d’autres pour eux même je suppose. Ce sont des membres du personnel et des résidents qui accueillaient les visiteurs. Un comité d’accueil tout sourire! Répartis en petits groupes avec pour guide un duo membre du personnel-résident que nous avons commencé la visite.

Comme un grand hôtel

Le vaste hall d’entrée au design actuel est occupé par la réception et quelques îlots de détente invitants. Des reproductions de photographies d’époque de la ville sur un des murs font un beau clin d’œil au temps qui passe. La lumière occupe une grande place, tant celle de l’extérieur que celle que diffusent d’impressionnants luminaires. On pourrait aisément se croire dans l’entrée d’un grand hôtel.

residence le VU




L’impression d’être dans une résidence?

Premier arrêt : Un appartement au quatrième étage. Dans l’unité, beaucoup de clarté et des espaces bien pensés. Des finis stylés au design simple. Si ce n’est du « bouton panique » et de la barre d’appui fixée dans la superbe douche en verre, rien ne donne l’impression d’être dans une résidence.

Nos guides nous ont ensuite dirigé vers l’unité de soins. Cette partie de la résidence accueille les personnes semi-autonomes ou en perte d’autonomie. Plus précisément, des gens qui ont besoin de soins d’assistance au quotidien. Cela peut aller jusqu’à un maximum de 3 heures par jour. Dans cette unité, du personnel qualifié est bien entendu présent 24 heures sur 24.

Les différentes aires communes ont occupé le reste de la visite. Je confesse une de mes idées préconçues sur la vie en résidence : j’imaginais les gens obligés à une certaine promiscuité sociale une fois passé le pas de leur appartement. J’étais dans l’erreur!

L’invitante salle à manger n’a rien à envier à bien des restaurants. Lumineuse et décorée avec style, le service y est assuré par du personnel qualifié en restauration. Pour ce qui est du menu, rien à voir avec tout ce qu’on entend sur la nourriture servie en établissements publics. Un chef doté d’une solide expérience en gastronomie et sa brigade s’activent en cuisine. Il était d’ailleurs de la partie en cette journée portes-ouvertes et une table garnie de savoureuses bouchées terminait le parcours. À voir la passion avec laquelle il répondait aux questions, nul doute que manger au VÛ est toute une expérience.

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Une visite qui brise les mythes

Dans un des salons garni de fauteuil confortables et d’un foyer, se déroulait une partie de billard animée. À deux pas, l’espace bistro et une section d’ordinateurs partagés. Deux dames y étaient installées et leur conversation allait bon train, tandis qu’une autre travaillait sur une des ordinateurs. Derrière d’impressionnantes fenêtres s’étire une immense terrasse aménagée qui offre une vue agréable. On m’a soufflé à l’oreille qu’elle se transforme en loge de choix lors des feux d’artifices de la fête du lac des nations chaque été!

Les rayons de la chaleureuse bibliothèque sont bien garnis,  le foyer et les fauteuils invitants donne envie de s’y attarder. La salle de cinéma avec ses sièges strapontins, et sa machine à pop-corn rétro complète bien l’offre de divertissement. Avec la piscine intérieure avec spa et sauna, et un gym équipé d’appareils haut de gamme les amateurs d’activité physique n’ont pas été oubliés. Le parc Jacques-Cartier à deux pas doit aussi combler les marcheurs.

J’ai oublié la grisaille de ce dimanche pluvieux dès que j’ai passé la porte du VÜ pour les portes-ouvertes. Outre le caractère agréable des lieux, les résidents croisés lors de la visite affichaient une joie de vivre et une vitalité belles à voir. Dans leurs échanges avec le personnel on sentait une belle complicité. Un des objectifs de cet événement provincial était de briser certains mythes négatifs entourant la vie en résidence. Pour ma part c’est réussi et je ne suis certainement pas la seule !

Découvrez ici la liste des résidences du Groupe Maurice, propriétaire entres autres du VÜ, la résidence que je viens de visiter.

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